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L’empreinte électronique : un outil de surveillance et de contrôle sur la voie du nouvel ordre mondial

La pensée satanique

Langue du contenuOriginal: العربية
NarrateurFrançais

L’identité numérique entre facilitation des services et assujettissement des populations : traçage, privation de services et disparition de la vie privée.

Introduction

Au cours des dernières décennies, l’identité numérique et l’empreinte électronique sont entrées au cœur des plans de développement numérique des États, devenant l’un des principaux outils de gestion des populations et des services. L’empreinte électronique est un système d’authentification de l’identité numérique de chaque individu, fondé sur des données uniques telles que l’empreinte digitale, le visage, l’iris, la voix et, parfois, les données comportementales numériques recueillies lors de l’activité sur Internet.

L’objectif officiel est de faciliter les services publics, d’assurer la sécurité et de vérifier rapidement l’identité, mais les autres usages comportent des risques majeurs pour la liberté individuelle.

Comment permet-elle de contrôler les individus ?

Localisation et suivi des déplacements : lorsque l’empreinte est reliée à des systèmes de suivi de l’identité, tels que les cartes à puce ou les applications téléphoniques, l’entité qui les exploite devient capable de connaître avec précision la position de l’individu à chaque instant.

Contrôle des services et des transactions : l’empreinte peut être reliée aux services financiers, aux hôpitaux, aux transports et aux correspondances ; cela signifie que quiconque ne se conforme pas au système numérique ou refuse de s’y enregistrer peut être privé de ce qui est indispensable à sa vie quotidienne.

Surveillance des comportements et contrôle de la pensée : l’analyse des données permet de classer les individus selon leurs orientations intellectuelles et politiques, et de restreindre les possibilités éducatives, professionnelles et sociales de ceux qui s’opposent aux politiques en vigueur ; exprimer son opposition devient alors difficile, voire presque impossible.

Fin de la vie privée : toute activité financière, sociale ou personnelle peut être enregistrée et reliée à l’identité numérique ; chaque démarche s’inscrit ainsi dans un registre numérique exhaustif.

Contrôle de la mobilité : l’identité numérique donne la capacité d’imposer des restrictions aux voyages et aux déplacements à l’intérieur de l’État ou à l’étranger, en fonction du comportement numérique ou de la classification sécuritaire.

L’empreinte électronique et les Agendas 21 / 2030

Agenda 21 (1992) : un plan mondial lancé par les Nations unies après la conférence de Rio, axé sur le développement durable, la gestion des ressources naturelles, la santé, l’éducation et les communautés durables.

Agenda 2030 (2015) : une mise à jour officielle assortie d’objectifs clairs, comprenant dix-sept objectifs et cent soixante-neuf indicateurs, liés à la transformation numérique, à la gestion des données et aux villes intelligentes.

Les deux agendas encouragent l’utilisation de la technologie et des données pour gérer les villes et les services ; si l’objectif déclaré est d’améliorer les services, il existe des risques réels que ces systèmes soient exploités pour surveiller et contrôler les populations à l’échelle mondiale.

Les risques si une entité mondiale en prend le contrôle

Une surveillance exhaustive et permanente de tous les individus ; la mainmise sur les ressources essentielles : l’argent, l’alimentation, les soins de santé et les voyages ; le contrôle de l’opinion, de l’éducation et du travail, et l’imposition de restrictions intellectuelles et sociales ; la disparition totale de la vie privée ; l’imposition de restrictions aux déplacements à l’échelle mondiale et la subordination de la liberté individuelle à une approbation numérique ; et la possibilité de créer un système global de surveillance et d’assujettissement des êtres humains, semblable à ce que l’on appelle le « nouvel ordre mondial ».

Application à notre réalité

Les États qui ont adopté l’identité numérique et les services qui lui sont associés ont commencé par relier les services financiers, publics et de santé. La transformation numérique inscrite dans les plans de développement régionaux se concentre sur l’identité numérique et les services intelligents : autant de mesures qui peuvent être mises au service de la surveillance des citoyens si elles sortent de leur cadre juridique. Il existe donc des risques réels que l’identité numérique devienne un instrument de contrôle total de l’individu, et non un simple outil destiné à faciliter les services, surtout si ces systèmes deviennent compatibles à l’échelle mondiale.

L’empreinte numérique et la domination des grandes puissances

Le Moyen-Orient comme plateforme stratégique : la maîtrise des pipelines et des corridors énergétiques confère une influence réelle sur les flux énergétiques mondiaux ; les guerres, les sanctions et les conflits par procuration reconfigurent les marchés et les alliances, permettant ainsi aux grandes puissances d’expérimenter concrètement des outils de contrôle et de pression sur les sociétés. La région est devenue un modèle de la manière dont la puissance économique et géographique peut être utilisée pour orienter les politiques mondiales.

L’infrastructure numérique et financière comme instrument de contrôle : des systèmes tels que les identités biométriques, les portefeuilles numériques et les systèmes centralisés de contrôle bancaire permettent de suivre en temps réel les transactions financières de chaque individu, de priver d’argent et de services toute personne qui s’oppose aux politiques en vigueur, et de contrôler l’accès aux services essentiels tels que l’alimentation, les médicaments et les transports. Dès lors que la vie économique et civile des personnes est reliée à ces systèmes, toute tentative de résistance se trouve associée à une sanction numérique et économique directe.

Le rapport avec le « nouvel ordre mondial » : la combinaison du contrôle numérique, de l’influence géographique et de l’intégration financière constitue une série de mesures concrètes en direction d’un système centralisé : des populations entièrement dépendantes de systèmes contrôlés par des entités supranationales ; des régions stratégiques exploitées pour imposer la soumission et expérimenter des méthodes de contrôle ; et une résistance qui devient visible et s’expose à des sanctions par le biais de la surveillance numérique.

La réalité importe davantage que les slogans : les déclarations des responsables politiques sur le « nouvel ordre mondial » constituent souvent un cadre médiatique ou diplomatique, tandis que la mise en œuvre effective passe par l’infrastructure numérique et financière. La numérisation actuelle de l’identité et son rattachement aux services financiers et de surveillance montrent comment le contrôle peut être imposé dans la pratique, indépendamment de tout slogan.

Conclusion

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui au Moyen-Orient, parallèlement à la transformation numérique de l’identité et des services financiers, est une mise en œuvre concrète des étapes du contrôle centralisé des populations : maîtrise des ressources vitales ← contrôle économique ← identité numérique ← assujettissement des populations. Chaque mesure concrète jette les bases d’une nouvelle étape de surveillance et de contrôle à grande échelle.